La phobie scolaire : qu’est-ce que c’est ?

La phobie scolaire est une très forte angoisse, qui apparaît chez certaines personnes rien qu’à l’idée d’aller à l’école. Elle arrive généralement au moment de partir pour l’école. Cette phobie se caractérise souvent par des crises de panique. Ces troubles anxieux s’arrêtent généralement quand l’enfant est sûr qu’il n’ira pas à l’école.

Pourquoi cette anxiété scolaire ?

Il n’y a pas de réelle explication. Ces angoisses peuvent être liées à un choc émotionnel arrivé en cours, une anxiété de séparation ou encore un événement traumatisant pour l’enfant. Cette phobie peut entraîner des séquelles comme la dépression, des problèmes de sommeil, la baisse de confiance en soi ou encore des pensées suicidaires. jeune fille qui essaye de se rassurer

Les symptômes et les risques

Ce type de phobie se manifeste souvent au moment d’aller à l’école au cycle élémentaire ou au début du collège. L’élève subit des signes d’anxiété très forts jusqu’à refuser de partir de la maison. Ces crises d’angoisse peuvent se traduire par des symptômes physiques (maux de tête, mal de ventre, sensation d’évanouissement, sueur, nausée etc.), et/ou psychologique. Les phobiques peuvent ensuite paniquer d’une manière plus violente s’ils comprennent qu’ils sont obligés d’aller à l’école et vont souvent commencer à hurler, être violent, pleurer, etc. Ils vont avoir peur. Ces attaques de panique font que l’enfant va refuser la discussion ou les raisonnements. Si les parents décide finalement de ne pas l'emmener à l’école, l’enfant va tout de suite se calmer. L’enfant à beau promettre qu’il ira le lendemain, son angoisse profonde sera la même le jour suivant. L’enfant continue d’aimer l’apprentissage et souvent ne refuse pas de travailler à son domicile. Les manifestations de fort stress disparaissent pendant les week-ends et les vacances scolaire, mais réapparaissent à chaque rentrée. Le plus souvent l’élève va se mettre à l'écart petit à petit et rester tout le temps chez lui. Il va développer une sorte de phobie sociale. Si l’enfant n’est pas pris en charge, il risque d’avoir un comportement de plus en plus phobique et irrationnel. Les conséquences peuvent être grave pour son avenir professionnel, un isolement social, une dépression, etc.

Les chiffres

Les personnes atteintes représentent près de 1% des personnes en âge d’aller à l’école. Cette phobie représente 5% des consultation chez un pédopsychiatre, elle peut atteindre les garçons comme les filles. Peu importe le niveau scolaire de l’enfant et les catégories socioprofessionnelles des parents.

Les traitements

Il faut absolument soigner l’enfant pour éviter un retrait total de l’éducation national et une rupture scolaire. Il faut favoriser au maximum un retour à l’école et le plus rapidement possible. Pour cela plusieurs choses doivent être mise en place. Il faut petit à petit confronter l’enfant à sa peur, plutôt que de la fuir. C’est tout l’objectif de la prise en charge. Cela nécessite une collaboration entre la famille, l’école et les enseignants. C’est en générale une prise en charge psychologique, de temps en temps une thérapie familiale. Pour éviter et calmer l’enfant, un traitement médicamenteux anxiolytique peut être donné pour une courte durée. Il est cependant très rare qu’il y ait une hospitalisation pour ce type de phobie.

Les conséquences

Le fait que l’élève n’aille plus à l’école peut malheureusement conduire à une déscolarisation. La réinsertion doit donc se faire, mais de manière douce et progressive. Dans un premier temps c’est surtout un retour dans les locaux de l’école avant une reprise petit à petit des cours. Un PAI (Projet d'Accueil Individualisé) peut être nécessaire pour adopter une réinsertion scolaire. Ce PAI devra être constamment suivi et réétudié entre les professeurs, le médecin de l’éducation nationale et le thérapeute en fonction de l’évolution de l’état de santé de l’élève.

Quand s’inquiéter ?

L’école joue un rôle primordial dans le dépistage de la phobie scolaire. En effet, plus le diagnostic est réalisé tôt plus la prise en charge aura de meilleurs résultats. En cas d’absence régulière, il faut faire une distinction claire entre la phobie scolaire, le désintérêt scolaire ou encore la maltraitance (harcèlement, etc.). Il ne faut pas hésiter à évoquer cette maladie en cas d’absence répétée.

Comment améliorer la vie de l’enfant

Le PAI permet de le prendre en main, il définit un accord avec le médecin de l’enfant. Les cours à la maison ne sont pas forcément une solution car ils renforcent l’isolement de l’enfant du milieu scolaire. De même que pour le changement d’établissement répété qui va juste déplacer le problème dans un autre établissement.

Et après ?

La majorité des enfants qui ont une phobie scolaire arrivent à reprendre une scolarité normale/satisfaisante mais parfois les difficultés persistent. Pour certains, l’évolution se fait dans le sens d’une incapacité à reprendre une scolarité et à rétablir une vie sociale. La plupart du temps, plus l’absentéisme se poursuit, moins bon est le pronostique.