harcèlement école
Nous approchons du 9 novembre, journée nationale pour la lutte contre le harcèlement. Chaque année, le harcèlement scolaire touche 700 000 enfants, 700 000 enfants qui souffrent. Le harcèlement scolaire peut débuter très tôt, dès l’école primaire et s’exprime sous différents aspects : harcèlement physique, harcèlement moral ou même cyber harcèlement. En tant que parents, il est difficile de savoir comment gérer une telle situation, et comment l’identifier.

Qu’est-ce que le harcèlement ?

Définition du harcèlement Le harcèlement est une répétition de violences physiques (coups, bousculades, attouchements…) ou morales (surnoms rabaissants, moqueries, rejet d’un groupe…), vols de goûter, vols d’affaires etc. On peut retrouver cette définition sur le site Non au Harcèlement. Ces violences sont faites par un individu ou un groupe d’individu qui entretient un rapport de domination avec la victime. Cette victime n’a malheureusement pas les ressources pour se défendre et se lever contre ses agresseurs. Le harcèlement scolaire prend plusieurs formes selon l’âge, le sexe, le caractère de l’élève etc. Mais de la primaire, au collège, au lycée et même au cours des études supérieures, on est tous concerné. Victimes, témoins, ou bourreaux. Les conséquences du harcèlement Les conséquences peuvent être graves : baisse de l’estime en soi, baisse des notes scolaire, mal-être etc. Les effets néfastes sont durables et fragilisent l’enfant sur sa confiance en soi. Ne laissez jamais une telle situation durer dans le temps, car les conséquences seront dangereuses pour l’enfant. Certains développent une phobie scolaire, d’autres se mutilent en silence et certains vont même jusqu’au suicide. Découvrez le site Harcèlement entre élèves pour connaître les témoignages et les conseils qu’on y trouve. homme les mains sur la tête

Comment réagir face au harcèlement ?

Détecter si son enfant est victime de harcèlement Les signaux d’alerte du harcèlement scolaire : - Troubles du comportement : votre enfant est agité, il est susceptible et s’énerve rapidement. - Baisse des résultats scolaires ou même phobie scolaire : ses notes scolaires chutent, l’enfant ne veut plus aller à l’école et semble inquiet d’y aller. En effet, un enfant qui ne veut pas aller à l’école ne signifie pas toujours un refus d’apprendre. - Changement de ses relations sociales : il change soudainement de groupe d’amis, voire s’isole tout seul et n’a pas (ou plus) d’amis. - Troubles du sommeil, maux de ventres, angine... - Marques de violences physiques : hématomes, griffures… - Vol d’affaires : vol de goûter, vol de stylos... - Affaires scolaires abîmées, vêtements détériorés.. Aujourd’hui, le harcèlement peut continuer à la maison, avec les smartphones, Facebook, Twitter.. Si votre enfant ne répond pas à ces incassables coups de téléphone, si vous le sentez stressé quand son téléphone vibre ou quand il lit un message, il faut commencer à s’inquiéter.

Comment cesser le harcèlement ?

Rester à l’écoute de votre enfant Il est très important d’avoir une bonne relation avec votre enfant afin qu’il puisse se confier à vous. Il ne doit pas avoir peur de vous, il doit se sentir en parfaite confiance. Votre enfant doit comprendre que vous êtes et serait toujours à son écoute. S’il a réussi à vous en parler, félicitez-le. En effet, il a sûrement pris beaucoup de courage pour le faire. Motiver et encourager l’enfant Aidez votre enfant à prendre confiance en lui. Les harceleurs s’en prennent aux plus faibles car ils n’ont pas les moyens de se défendre ou ne cherchent pas à se défendre. Apprenez à votre enfant à ne plus avoir peur et à ne pas se laisser faire. Il n’est pas nécessaire de donner des coups pour se défendre, il suffit de montrer que l’on n’a pas peur, ou que l’on est indifférent. Voir notre article Comment faire prendre confiance à votre enfant. On peut lui proposer de s’inscrire à un sport pour se détendre, se faire d’autres amis, inviter des amis à la maison... Contacter la direction de l’école Prévenez la direction et les enseignants de votre ressenti si vous pensez que votre enfant se fait continuellement harcelé. Ainsi, ils seront plus attentifs et pourront vous aider à faire cesser le harcèlement. Il existe également un numéro vert à appeler pour le harcèlement académique : 3020 petit fille seule avec une peluche sur une route harcelement

10 conseils #NonAuHarcèlement

Agir pour que cette situation ne touche plus votre enfant ou les autres enfants Si votre enfant est victime - Se confier. Dès leur plus jeune âge, il faut leur parler du harcèlement scolaire, afin qu’ils aient conscience de ce que c’est, et qu’il ne faut pas hésiter à en parler. Il faut parler à un adulte, même si ce n’est pas le parent, cela peut être l’oncle, la grand-mère, le grand-frère, la grande-sœur… - Se protéger. Il faut se protéger et ne jamais laisser les autres prendre le dessus et se moquer. Pas besoin de violence pour se défendre, juste d’intelligence. Il est important de ne pas poster n’importe quoi sur internet, de ne jamais donner ses mots de passe car ce sont des informations confidentielles. - Signaler les abus. Si votre enfant se fait harceler par les réseaux sociaux, sur internet, il existe un bouton “Signaler”. On peut aussi facilement bloquer les agresseurs afin de cesser ce cyber-harcèlement. - Téléphoner au numéro d’urgence. Il est gratuit ! N° vert Non au Harcèlement : 3020. Si le harcèlement a lieu sur internet : N° vert Net écoute : 0800 200 000 - Porter plainte. Si vous avez tout essayé mais que les violences continuent, il faut porter plainte. Ne laissez jamais cette situation durer dans le temps. Si votre enfant est témoin - Soutenir. Apprenez à vos enfants dès leur plus jeune âge à aider les autres. La solidarité est une force. Dites-lui qu’il ne faut pas hésiter à parler à quelqu’un qui s’isole dans le coin de la récréation et qui n’a pas d’ami. - Ne pas rire. Expliquez à vos enfants qu’il ne faut pas rire si quelqu’un se fait bousculer ou insulter. Cela encourage l’agresseur à recommencer pour faire rire le public. Au contraire, si personne ne trouve l’agression “drôle” ou “intéressante”, l’agresseur arrêtera. Malgré ce que l’on peut croire, les témoins ont un rôle primordial dans le harcèlement. - En parler. Si votre enfant est témoin d’une agression, et qu’il vous en parle, n’hésitez pas à prendre contact avec le parent de la victime pour l’alerter de la situation. Mieux vaut agir dès la première fois pour éviter des lourdes conséquences plus tard. - Ne pas participer. Expliquez à vos enfants qu’il ne faut jamais prendre part aux agressions et aux moqueries. Apprenez à vos enfants à ne pas agir parce que “tout le monde le fait”. Non, il faut savoir différencier ce qui est juste de ce qui ne l’est pas. - Convaincre. Si votre enfant connaît personnellement l’agresseur, il ne faut pas avoir peur d’en parler pour qu’il cesse, ou comprendre pourquoi il agit ainsi. C’est également un signe de mal-être pour l’agresseur. Voici quelques témoignages intéressants de parents ayant des enfants qui ont réussi à s’en sortir.