esplanade de Singapour

La méthode de Singapour

Actuellement enseignée dans certaines écoles primaires françaises, la méthode de Singapour a su faire ses preuves pour aborder les mathématiques de manière claire et concise. Avec plus de 500 professeurs formés à cette méthode, l’objectif est de passer du temps si le côté imagé d’un calcul, de manière à ce que l’élève puisse se représenter le but logique du calcul plus facilement et rapidement. En quoi cette méthode est-elle intéressante ? Cette méthode semble liée à la réussite scolaire en mathématiques car elle est utilisée par tous les élèves de primaire de Singapour, pays qui rayonne par ses résultats dans la matière, contrairement à la France qui reste dans la moyenne des pays de l’OCDE. Singapour se hisse à la 1ère place du classement mondial. Bien que mise en place par le gouvernement du pays en 1982, sa popularité a touché les autres pays dans les années 2000, étant même maintenant utilisée dans 50% des écoles du Royaume-Uni. Elle est maintenant utilisée dans ces derniers, prouvant son efficacité avec la réussite scolaire en mathématiques des élèves qui l’emploient. Comment fonctionne cette méthode ? Les quatre types de calculs principaux, c’est-à-dire les additions, les soustractions, les multiplications et les divisions, sont des objets d’étude sur lequel le professeur qui applique la méthode de Singapour passe beaucoup de temps, autant de temps qu’il faut pour que les élèves soient complètement familiarisés avec ces notions. Suite aux explications détaillées de ces calculs viennent une mise en application directe, afin que les élèves puissent assimiler toutes les facettes de la méthode. Le fait que les 4 opérations soient apprises dès le CP peut inquiéter certains parents. Cependant, il faut savoir que la méthode de Singapour est une méthode très progressive. Les notions sont présentées, mais approfondies seulement par la suite. Les divisions sont survolées au CP mais n’interviennent vraiment dans les calculs que dans les classes qui suivent. De cette manière, les élèves se familiarisent en douceur aux notions mathématiques, ce qui leur permet de prendre confiance dans cette matière par la suite.   Un tableau noir Zoom sur la méthode La méthode de Singapour a été mise en place pour que les élèves de primaire assimilent rapidement les bases des mathématiques et du raisonnement. Sans rentrer dans des calculs compliqués, la méthode permet simplement de s’approprier les notions essentielles aux études futures. Toutes les leçons suivant cette méthode commencent de notions imagées pour finir sur des exercices d’application un peu plus complexes. Apprendre aux élèves à se détacher des figures physiques Cet exercice comporte trois étapes phares de la méthode de Singapour : l’étape concrète, imagée, et enfin abstraite. L’objectif étant de se détacher des formes physiques que les élèves connaissent pour rentrer dans de l’abstrait. Par exemple, 3 lots de 2 bonbons font 6 bonbons en tout. De cette image de départ, l’élève va passer par une réflexion grâce à la méthode qui lui permettra de comprendre directement que 3x2=6. a) L’étape concrète Les élèves manipulent des objets ou regardent des dessins, ils peuvent additionner des cubes, dessiner des formes. A cette étape il n’y a pas besoin de se représenter quoi que ce soit. On a tout devant les yeux, ce qui permet de comprendre concrètement à quoi sert le calcul. (LIEN article A quoi servent les maths ?) b) L’étape imagée L’enjeu dans cette étape est de simplifier la représentation visuelle de l’objet du problème. Ainsi, l’élève continue de comprendre de quoi on parle, mais sa représentation physique se modifie au profit d’une forme simplifiée (des ronds, des points,...). c) L’étape abstraite Enfin, l’étape abstraite vise à passer totalement des formes aux chiffres, de se détacher complètement de l’objet physique pour travailler dans l’abstrait. Modéliser le problème posé Suite à ces trois étapes, l’élève a désormais sous la main les outils nécessaires pour la modélisation d’un problème. Il est donc encouragé à représenter par des dessins les problèmes posés, ce qui permet d’illustrer la compréhension de ces derniers. Ils sont en même temps invités par leur professeur à expliquement oralement la démonstration de leur réponse au problème. Dessiner des schémas aide les élèves à résoudre des problèmes. Ces aides via des dessins s’illustrent par des barres horizontales de différentes longueurs qui vont aider à déterminer quelle partie (quel nombre) de la barre (du total) est connu, et quel partie (quantité) de la barre est à deviner. Cela leur permet de comprendre à quelle notion il faut faire appel pour trouver la solution.